L'histoire des bâtiments de lille #7

L'histoire des bâtiments de lille #7
jeudi 31 janvier 2019
L’histoire des bâtiments de Lille continue ! Pour ce 7ème épisode, nous nous tournons vers deux bâtiments incontournables de la culture et de l'événementiel lillois.

Le théâtre Sébastopol, une histoire de coïncidences

L'existence de cet édifice lillois est lié à celui de l’Opéra de lille. En lieu et place de celui que vous connaissez tous, se trouvait à l’origine le Grand Théâtre inauguré en 1788 et dont l’existence pris fin en 1903, lors d’un incendie ravageur. On décida alors de construire sur place un opéra plus majestueux, et surtout plus moderne. C’est alors que vint l’idée de construire un théâtre de remplacement sur la place Sébastopol, à l’endroit où l’on avait longtemps imaginé un marché destiné au lin. À la stupéfaction des habitants, le théâtre Sébastopol fût construit en seulement 103 jours. Même si l’architecture dénaturerait le quartier selon les habitants, l’édifice était aussi imposant que dans les plus grandes villes de France. Avec 2000 places à l’époque, une fosse à orchestre ainsi qu’une décoration soignée, le théâtre perdurera jusqu’à nos jours !
Aujourd’hui totalisant 1350 places pour privilégier le confort, la salle est le premier théâtre de la ville et séduit artistes et spectateurs par son cachet centenaire.
 

L’héritage du palais Rameau

Vous l’avez surement déjà croisé en vous demandant ce qui abritait le palais Rameau au croisement du boulevard Vauban et de la rue Solférino. En réalité le palais Rameau n’abrite rien de particulier ! Le palais Rameau est, et a toujours été, un hall d'exposition.
On doit son existence à un lillois, Charles-Alexandre-Joseph Rameau. Cet agronome de renom légua toute sa fortune à la ville à condition qu’on y organise des expositions de fleurs, de fruits et des événements artistiques. Le bâtiment fut inauguré en juin 1879. De style romano byzantin, il appartient toujours à la ville et sera loué dès cette année et pour 25 ans aux écoles d'ingénieurs HEI, ISA & ISEN. Pour un euro symbolique, ils s’engagent à participer aux frais de rénovation tout en continuant l’activité culturelle du site.
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